


La plupart des villes portuaires connaissent une crise de leurs activités, liée à un profond bouleversement de leurs modes de fonctionnement. La délocalisation des activités portuaires libère d’immenses surfaces dans les centres urbains et modifie profondément le paysage portuaire. Se pose alors la question d’une reconversion de ces friches.
Les restructurations entreprises modifient profondément l’image de marque des villes, souvent en rupture avec l’identité originelle de ces sites portuaires. Ces nouvelles opérations sont alors fréquemment vécues comme une véritable agression du lieu et du patrimoine, voire de la mémoire collective. L’identité du lieu résiderait-elle ailleurs que dans son seul usage ? Le lieu portuaire serait-il irrémédiablement imprégné de l’héritage symbolique et physique du port ?
Par une analyse comparative des ports de Londres et de Montréal qui ont tous deux connu une réhabilitation aujourd’hui quasi achevée de leurs friches portuaires, mais différent fortement dans la stratégie adoptée, ce mémoire de recherche de troisième cycle d’architecture explore les questions d’identité des sites portuaires, et s’interroge plus particulièrement sur l’importance des infrastructures dans la construction du génie du lieu.
Mémoire de 5ème année d’étude d’architecture 2006
Ecole d’architecture Paris Malaquais
Intervenant _ Olivier Marquet
enseignant associé _ Sabine Chardonnet