Ce projet sur la Nouvelle Orléans (USA, Louisiana) est plus une réflexion artistique sur la ville américaine, qu’une analyse urbaine proprement dite. Le sous titre aurait pu être : « La ville échiquier, la ville jeu »
Suivant plusieurs angles d’approche (urbain, architectural, ludique, artistique…), j’ai voulu questionner l’identité de la ville américaine. La grille fut créée pour faciliter la colonisation, introduisant une conception fractale de la maîtrise du territoire : chaque division se reproduisant à toutes les échelles, grandes et petites.
Ce qui, à l’origine, servait à contrôler un territoire, semble aujourd’hui avoir évolué vers un nouveau but. Le nombre infini de combinaisons offertes par la grille, l’interchangeabilité des quartiers, qu’aucune forme ne semble distinguer, l’absence des repères urbains volontaires dans un territoire abandonné au jeu du marché... La ville américaine moderne semble un gigantesque jeu, dont la grille serait l’échiquier et les fonctions, des pièces.
Quelle est la légitimité de Sim City face au paysage ?