Prolonger une ligne de métro n’est jamais anodin, mais en banlieue parisienne, à Asnières-Gennevilliers (92), l’événement prend une importance toute particulière. Il célèbre la reconquête d’espaces délaissés, introvertis.
Ce projet portait tout à la fois sur la requalification de l’ancien terminus de la ligne, Gabriel Péri Asnières-Gennevilliers (AGI), et sur la réorganisation de l’espace entourant le nouveau terminus, AGIII-Le Luth.
Pour AGI, j’ai voulu reconstruire un espace maltraité pour en faire un véritable nœud de réseaux et une vraie entrée de ville. L’architecture est volontairement minimaliste, célébrant par petites touches la porte de la ville et les voies qui en rayonnent, le point focal et les directions du mouvement.
Sur AGIII, l’arrivée du métro conjuguée à celle du tramway sert de support à une réorganisation global d’un quartier d’habitation des années 70, fait de barres et de tours. Plutôt que de nier ou même de détruire ces bâtiments certes décriés, mais faisant néanmoins partie intégrante du quartier et du vécu de ses habitants, j’ai décidé au contraire de les associer au nouveau dessin urbain et de les magnifier. En transformant la honte d’habiter le lieu en fierté, on redonne espoir aux habitants et l’on garantit la pérennité des aménagements.